11.05.2009
.weak.
J'ai réalisé ce matin, en chialant à moitié devant le sujet d'écoG, que je suis en phase destruction.
En ce moment je détruis tout, et je fais n'importe quoi.
Je lui disais la semaine derniere que ça allait bien, parce que sincerement c'est ce que je pensais. Et puis aussi parce que je savais pas trop quoi dire pour combler cette séance. Mais je pense que jeudi va se passer différemment. Je pense que je vais arriver, m'installer dans le fauteuil et lui dire: en fait non, ça va pas du tout. Et bim je m'éffondre.
Je détruis tout.
Je commence par ma relation, dans ma tête. Je détruis mon année, mes exams, mes capacités, le peu de confiance qu'il me reste, le peu d'estime aussi. Je détruis ma tête, mon corps, mes pensées. Je détruis.
Je ne mérite pas grand chose. Je repousse ce que j'ai. Je repousse ce que J'ai. Je repousse ce que l'on me donne, ce que l'on m'offre, ce que l'on m'apporte. Je repousse la confiance, je repousse l'amour. Je repousse l'envie, le désir.
Pourtant dieu sait que j'en ai besoin. De tout. De toi.
Je suis misérable.
Et ce matin j'ai jamais eu aussi honte de moi. De tout gâcher. Parce que oui, si si,c'est un peu ça dans le fond.
Inconsciemment.
Alors je m'excuse auprès des gens qui m'entourent.
Demain je vais craquer.
Deux putain de mois.
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06.05.2009
.L'Effet.
Mais que m'arrive-t-il?!!
I feel fat, butt-ugly!
Ca ne m'a quand meme pas empeché d'acheter trois "robes" cet aprem... Bon ok, est ce que je les mettrai?
AAaaAAaAaaah!
Pitié...
19:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
.This time is full of monsters, baby.

Je savais qu'en me reconnectant avant d'aller me coucher, j'allais avoir un mail.
Et ça n'a pas loupé.
J'aime les mails, mais là n'est pas le propos. Parce que ce n'est pas parce que je les ai lus et pris en considération que je suis open.
Bon je m'éloigne.
J'ai cru comprendre que ce que j'écris là, ce que je mets en mots parle.
Pour tout dire, je sais que ça parle à au moins deux personnes. Dont une que je ne pensais pas qu'elle était toujours là, et l'autre qui disparait (du coup je ne sens plus trop mon utilité... eh ouais Boda.).
Je sais aussi les gens qui lisent pour lire, juste pour voir ce qu'il y a dans ma tête, pas tant pour ce que j'écris. Mais ça je m'en fous.
Et puis il doit y avoir les autres, qui viennent de temps en temps, histoire de voir.
C'est marrant, parce que vous tenez le même discours. L'une qui me dit que pfoua, et l'autre qui me dit que pfou!
Je suis la representante de deux âmes enfouies. Je suis la representante de ce qui se passe là bas dedans. Toi, Moi, Elles. Des filles.
Tu vois, en fait il suffit de dire les choses sans y penser. Juste les mots qui viennent. Juste les phrases. En désordre pour pluss de compréhension de ta part, et moins de la leur. Parce que toi tu en connais l'ordre, tu en connais le cheminement.
Nous sommes des teen. Enfin non, plus maintenant. Mais. Si je faisais lire ça à ma soeur, mon frere, le copain de ma soeur, ma tante. Ils me diraient d'arreter. Et ça a dû commencer avec "g_padpo". Je geins. Constamment. C'est bien de le savoir.
Mais ce que j'aime par dessus tout, oui c'est ça. Mettre mes mots sur ma tête. Me faire un chapeau de mots. Tenter d'expliquer.
1, 2, 20 fois. Et puis, oui. J'aime relire les descriptions que je peux faire. Parce que même si elles sont maladroites, je les aime et j'aime les revivre. Elles me permettent de ne pas oublier des détails.Parce que c'est ça. Je vois, j'imprime, je recrache. J'observe.
"C'est simple. Balade toi, et pense ce que tu vois. Vis le en le narrant dans ta tête. Imagine la description pour un livre. Ne te contente pas de le vivre, ressens et pense le en même temps. Il faut le décortiquer. Mettre un mot sur chaque chose que tu vois, sens. Lie les choses.
Parce que moi je crois que c'est comme ça que je fais. Je vis avec les mots. Tout a un mot pour le nommer. Je marche, j'observe, je ferme les yeux et je pense déjà à ce que je vais écrire, comment. Et puis après, je fais des retouches, je ne me rappelle pas de tout et j'écris au fur et à mesure. Mais je nomme les choses principales."
Je ne suis pas partie me coucher alors que j'en meurs d'envie. Tout ça parce que je pensais écrire une note qui a de la cohérence, mais en fait rien du tout. Je pensais pouvoir exprimer ce que je représente, ici. Qui est ce que je représente. Qui est ce qui est capable de vibrer avec ça?! huh? Deux sur je ne sais plus combien?
Mon petit Boda disparu de la toile. Cet été. Voilà j'ai trouvé une chose que j'allais faire pour moi. Te faire la compile. Tout Whitty, pour toi.
Je veux prendre le temps de te faire ça. Sans tri.
Je viens d'avoir un signe. Trie sur Baïse. C'est pas un hasard ça mon ptit gars. Cet été j'y vais. Gers. Auch, Mirande, Laas, Bazugues, Miélan, Monlézun, Marciac. Donc cet été, ce sera là bas et Whitty. Moi et moi. Les autres feront leur vie.
Si je savais que cet endroit n'était pas visité par au moins une personne, je serais peut etre moins réservée et plus franche/crue sur ce que je pense.
listenin to: Kate Havnevik - New Day (parce qu'avec ça, je revis l'été avant la manaa. Je revis les soirées. Je revis beurk. Et c'est chouette! C'est une bonne dose.
pics: je sais pluuuus - mais c'est bien l'inverse de ce que j'ai voulu faire...
ps: non je ne me prends pas la tête. J'essaie d'exprimer c'est tout. Comme je peux. Et puis j'essaie de l'expliquer.
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05.05.2009
.Csûr.
Elle m'écoutait parler. Raconter les derniers moments et puis le futur proche.
Au bout d'un moment, elle m'a regardée en souriant et m'a dit "Il serait peut-être temps que vous fassiez des choses pour vous, non?".
Oui. Mais je ne vois pas quoi.
listenin to: Le Melting Pot
22:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2009
.Les Gens.

Je vois juste le temps passer dehors. La lumière qui décline.
Quand je me décide à sortir, je me prépare. Je vois si j'ai froid, ici. Dans mes murs. Je vois la couleur du ciel.
S'il y a une dominante de gris, je me couvre, parce que j'imagine que je vais me geler.
Quand je sors, je me rends compte.
Je suis prise d'une bouffée de chaleur. J'étouffe. Et pire, je les vois. Les gens. J'avais oublié.
J'avais oublié que le premier mai, c'est pas comme un dimanche d'hiver. J'avais oublié toutes les petites tasspé en jupette. Déjà bronzées alors qu'on est pas même en été.
Enfin voilà. Je vois juste que dehors ça tourne. Y'a que chez moi et dans ma tête que ça ne tourne plus.
Et ce que j'aime bien, c'est qu'à chaque fois ça me fait le même effet. Je me laisse surprendre.
Le soir je rentre seule. Je marche et y'a personne dans les rues. Il ne fait pas trop froid. Mais il ne fait pas encore assez bon pour que je me balade en tshirt. Parce que oui, il y en a qui le font. Ce soir je suis rentrée. J'ai passé mon trajet (et aussi le début de ma soirée) à essayer de me décoller une graine de framboise coincée dans une molière.
Qu'est ce que j'aimerais qu'on fasse des fraboubou sans graines... comme les raisins. Je ne me nourirais plus que de ça.
Enfin ça, tout le monde s'en fout.
Ca sentait la cheminée. Et Dieu sait que j'aime cette odeur, la nuit, dehors.
Je veux rentrer chez moi.
Sinon, j'ai prévu de mourir d'ici peu. Alors Salut!
listenin to: Satie, parce que tu vois, la balle elle passe plus facilement comme ça.
pics: Mon Hibou en flou artistique
ps: celui la il est pour toi: arrête de vouloir savoir. De vouloir savoir ce qui est pour toi. Mais tu peux quand même faire comme si j'étais pas là.
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02.05.2009
.La vieille.

Voilà un peu plus de 7 mois que je suis ici.
Je prends le métro à peu près tous les jours. C'est bien la seule habitude que j'ai.
Et c'est aussi le seul endroit où je peux marcher en regardant mes pieds, en regardant le plafond, en regardant les pubs laides tout en sachant où je vais, où est ce que je dois tourner. C'est un parcours que je connais par coeur. Je sais quel couloir prendre pour "gagner du temps", quel "passage interdit" transgresser pour aller encore plus vite. Je sais à quel niveau du quai je dois me placer pour ne pas avoir à attendre que les gens marchent ou laissent de la place pour les doubler et ainsi sortir plus vite. Vite vite vite. Parce que tout est une question de temps. Mais on s'en fout.
Dans mon métro, ou du moins dans les lignes que je prends vraiment régulierement, je sais donc où tourner sans regarder. Mais je sais aussi qui sera derriere le prochain tournant. Je sais qui sera dans le métro à faire la manche selon l'heure de la journée. Parfois ils n'y sont pas. Mais soit. Chaque station, chaque ligne a son lot d'habitués. Clochards, visages, bière, odeur.
Il y a cette vieille. En bas de l'escalier quand tu vas vers La Courneuve, à Place d'Italie. La vieille en noir. On voit ses cheveux blancs, sa peau mate. Elle te voit arriver, assise en bas des escaliers. Elle tient un gobelet en carton dans sa main. Elle te voit et elle commence à te parler. Enfin à faire des bruits. "Ah Madame..." le reste, tu ne le comprends pas. Elle agite doucement son gobelet. Quand tu es finalement passé devant elle, il me semble qu'elle te souhaite une bonne journée. Mais moi je m'imagine qu'elle est une vieille gitane. Je m'imagine qu'elle nous jette des sorts, à nous tous les parisiens et parisiens temporaires. Je la vois fredonner. A moi elle me jette des sorts. A toi. T'as pas voulu lui donner une pièce. Elle t'insulte une fois. Puis si tu es un habitué, elle te maudit les fois suivantes, jusqu'au jour où elle te touche, parce que tu passes près d'elle, trop près. Elle t'agrippe. Tu te penches vers elle, essaies de te libérer, mais elle te tient avec ses mains de vieille gitane jeteuse de sort. Elle te tient et te regarde. Noir. Elle chuchotte, une voix aigue. Elle plisse les yeux. Te fixe. Entre ses dents sales, tu vois sa langue de serpent qui siffle. Elle t'a piégé. Une fois libéré, tu continues ton chemin un peu perturbé. Tu penses que tout va bien. Mais oui. Tu te retournes et tu la vois parler. Elle continue à te regarder. Un sourire malsain sur le visage.
Elle t'a juste souhaité la mort. Le malheur. La peine. Elle t'a maudit.
Ce canon de beauté passé plus tot dans la matinée à coté d'elle. Condamné à gonfler, quoi qu'il advienne. "Tes hanches enfleront ma fille!"
Ce beau jeune homme qui l'a à peine regardée. Condamné à avoir les dents qui pourrissent et tombent. Une par an, pour la forme.
...
Enfin peu importe ce qu'elle nous jette comme sort. Ou ce qu'elle ne nous jette pas.
listenin to: Skindred (et je me prépare pour les voir au Palais)
pics:le mauvais oeil.. Non je ne diverge pas des yeux.
Ce soir je garde mon petit chat. Elle a dit tata. Et elle est cro cuioute.
15:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.04.2009
.FDP.
Après avoir mis du temps à m'endormir, parce que je pensais à des choses mal et diverses.
Il y a eu du bruit. J'ai ouvert les yeux et j'ai senti mon cœur battre. Vite et fort. Comme si quelqu'un fouillait dans des papiers.
Comment il aurait pu entrer? J'aurais au moins entendu la porte. Impossible. J'avais vraiment peur.
Je me suis relevée d'un coup, comme pour le surprendre. Mais il n'y avait personne. Vous vous en doutez. C'était sur le mur. L'éléphant de Carricondo. Il tombait petit à petit. Je me suis finalement rendormie, toujours la boule au ventre. Je le voyais. La silhouette.
J'ai fermé les yeux.
Depuis le début de la semaine j'ai mal à la tête. On ne peut pas dire que ce soit une sensation des plus agréables.
J'arrive pas à m'arrêter l'esprit. Depuis que je sais qu'ils partent. Je pense à l'année prochaine. Et j'ai mal.
Enfin. La solitude sera d'autant plus justifiée. La "cabin fever" redoublera de puissance.
Je suis en phase de boulimie. Je me sens comme "a tuna". Je me sens super laide, indésirable et en bas. Dès que je vois une nana, ce n'est pas avec mes yeux.
Autant dire que je suis pas au top. Mais qui est ce que ça étonne?
Et puis j'ai fait cette croix. Je pense à ce que je vais faire cet été.
J'aimerais avoir un arrache-cœur dans les mains. Pour arrêter de l'entendre s'emballer. Et puis avoir une aiguille pour toucher la zone des sentiments/émotions. La détruire. Le réduire en bouillie. Ne plus sentir. Ne pas avoir ce qui va avec l'imagination: espoir, excitation, joie. Et puis "no more tears". T'es fatigué de lire tout ça. T'es fatigué de tout ça. Je suis un disque rayé. Parfois ça va, parfois je plonge. Et c'est comme ça que je souffle et que j'essaie de me relever en ne pensant plus. Arrête de te faire du mal. Alors commence par arrêter de penser à ces deux choses.
Fais comme si elles n'étaient pas là. D'ailleurs, c'est le cas.
Encore un mois à tirer. Un mois et puis c'est comme des vacances. Seule. Mais des vacances.
J'ai l'impression que c'est ce à quoi je suis réduite. Finir seule, avancer seule, m'aimer toute seule.
Allez mon enfant, va donc sentir l'eau chaude couler le long de ton corps. La sensation de cette eau brulante au creux de ton cou. Les frissons.
listenin to: Radiohead - You're all i need. *et c'est une coïncidence*
pics: Une raison.
ps: je t'emmerde. enfin voilà quoi. fais ta vie. je ne dirai rien.
pps: c'est fini les explications. de toute façon...
ppps: surtout, fais comme si j'étais pas là.
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