06.08.2009

.La nuit tisse mes mots.

1h06.
4h. C'est l'heure à laquelle je me lève. Demain. Ce matin.
L'heure à laquelle nous nous levons pour partir.
Mais là, nous venons à peine de rentrer. Rentrer de la sortie.
Rentrer du Rdv du soir. I, E et E. Sans Y.
Pour parler d'Y, d'ailleurs. Parce que c'est lui notre centre d'attention.
On parle, on réalise. On chercher à comprendre. On cherche des solutions.
Il veut son indépendance. Malheureusement, même s'il l'a trouve, s'il la prend, il aura toujours besoin de sa mère. Il trouvera toujours un Pretexte.
Je déteste ce mot quand je le raccorde à lui.
Prétexte. C'est ce qu'il trouve pour revenir, pour coller sa mère pour mieux lui cracher dessus.
L'enfant. L'enfant assisté et qui encore se permet d'ouvrir sa grande bouche pour critiquer, mieux rabaisser.
Mon enfant, c'est bien l'inverse que tu devrais faire. Fermer ta bouche et être respectueux du travail qu'on reccrache dans ton bec.

Anyway.
Je sais que je vais avoir du mal à me coucher. Parce que je suis tendue.
Parce que je le vois à travers mes paupières quand je ferme les yeux. Pour trouver le sommeil.
C'est lui qui est là. Là dans toutes les scènes que je me repasse.
Je revis, pour mieux le détester.
Je m'engraine.
Toutes ces scènes qui se terminent en général par une teinte rouge. Le rideau du théâtre.
Hier c'était ça. Nous avions longuement discuté. Comme la veille. Avec toujours ce même centre d'attention. Ce même sujet.
Et puis autres choses aussi.
J'ai fini par m'étendre à 4h15 pour ne m'endormir que plus tard.
Après avoir revécu une scène (dite "scène des neurones"). J'ai finalement compris qu'en étant tendue, je ne dormirais pas.
Donc j'ai cherché autre chose à rêver. A penser.
Ca a du faire son effet.

Je suis attentive à tout.
Sans guetter, je suis simplement plus sensible.
Parce que je suis la derniere, celle qui les a supporté.
Celle qui les a vu, tous les deux. Sans aucun autre témoin.
Nous 3 et personne là avec moi pour voir et m'aider à supporter.
A le voir la détruire, l'épuiser. La tuer prématurément.
La voir enervée, se plaindre, subir et en rajouter.
Alors aujourd'hui, j'entends plus facilement les remarques.
J'entends les piques accompagnées des intonations faites pour faire mal.
Pour blaisser, rabaisser. Faites pour se soulager et enerver l'autre.
Faites pour se faire du bien à soi-même et se sentir satisfait d'avoir pulvérisé l'autre.

Ma mère est chiante. Mais c'est comme ça. C'est son caractère.
Elle ne changera pas.
Elle est comme ça.
Elle n'est pas parfaite. Et ça ne changera pas.
Elle s'est aussi contruite comme ça, à force d'entendre les méchancetés, à force de se voir rabaisser, à force d'être prise pour la boniche.
A force d'être prise pour une conne et de l'assister.
Toi, mon petit, je vais t'écrire. Parce que si je pouvais je te vomirai dessus pour signaler tout le dégoût que j'éprouve à ton égard.
Ce dégoût que je ressens quand je t'entends. Quand je te vois briser mon pillier, ma mère. Ta mère.
Quand j'entends le rire de satisfaction qui résonne dans ta tête après chaque coup donné.
Je t'aime toi, celui qui est malheureux au fond et qui veut s'en sortir.
Mais je te déteste toi qui fait ressortir ce côté méchant et juste irrepspectueux et odieux.
Tu liras et reliras. Jusqu'à la fin.

Bon. C'est ce qui me vient, là maintenant.
J'ai besoin de lui cracher.
J'ai besoin de le cracher.

listenin to: Aaron - O-song (cette musique a toujours sa place dans ma cage thoracique. Elle vibre, elle me fait vibrer et me fait divaguer).

03.08.2009

.C'pas trop tôt!.

Alors voyons, la dernière fois que je suis venue, c'était le 26 juin.
Je n'avais pas encore fini mon stage. Et il me restait encore deux semaines je pense.
Tiens, c'était la veille du mariage de ma soeur en fait.
Donc toi t'allais arriver, et on aller se retrouver.
Je pense que je devais être comme une folle.
J'étais assise à mon bureau, je devais surement penser à la fin de mon stage, au mariage, à lui, et puis au boulot que je devais faire...

Ce soir c'est différent. Le stage et loin, très loin derrière moi.
Je suis assise devant ma coiffeuse, une tasse d'infusion fruits rouges à ma droite. Erreur de ma part d'avoir choisi l'infusion, elle a l'odeur de tous les bonbons mélangés, comme quand on va en acheter au bureau de tabac. Je la sens trop sucrée. Trop goût chewing gum.
J'ai eu beau laisser moins chauffer l'eau dans la bouilloire, l'eau est brulante, et je déteste ça.
L'eau est rose, ça c'est joli. Je n'ose même pas toucher la tasse qui je le sais va faire fondre la peau du bout des doigts et effacer mes empreintes digitales.

Mouais. Quand je pense à ma dernière note dont je ne me souviens plus du contenu, je me sens loin.
Je me sens loins de Paris, loin de l'école, loin du stage, loin du mariage, loin de tout. J'ai l'impression que qques mois ce sont écoulés. Une année peut etre?
Le stage a finalement pris fin.
J'étais contente d'enfin partir. Partir dans le Gers. Partir voir les Bénazech et les Moné. Partir retrouver cet endroit que je ne sais même pas comment décrire, comment expliquer, comment faire ressentir. C'est ma "Place to Be". Ce sont mes vallons d'oxygène, comme le dit si bien mon pin's. Les odeurs de paille, le froid du soir, la ferme. La bonne bouse de vache (odeur qui fait toujours autant palpiter mon coeur), les petits veaux, les lapins. Le foie gras, le bon poulet, les haricots, les cèpes. Les près, les paysages qu'on connaît presque par coeur. Qui moi me font rêver. Qui moi me donne envie de tout lâcher, ou plutôt de tout commencer là-bas. L'endroit qui ne me fait même pas peur. L'endroit qui me fait frissonner. L'endroit dont on a vite fait le tour, mais que j'aime malgré tout. Et puis les gens bienveillants. Les gens qui ne changent pas. Chacun avec leur caractère. Leur vie, leur façon d'être qui ne change pas. On les retrouve inchangés. Ils sont bons.
L'étape Gers m'a fait du bien, même si elle était courte. J'aurais voulu aller sur le tracteur, ou aller dans les champs. Me balader et prendre le temps de faire des photos. Mais notre programme était fait, et surtout, notre temps était compté.
Lundi, nous avons été gaté. Un beau panier pour la semaine: 2mousses de porc et 2 patés faits maisons, confiture de pêches, confiture de figues, deux escalopes de veau de la maison, tomates du jardin, 1 foie fait par Josette, et une douzaine d'oeufs des poules de la ferme. Je crois que je n'ai rien oublié. Nous étions aussi allés acheter un cou farci, des gésiers au foie et des aiguillettes au foie.
Autant dire qu'on s'est régalé pendant une semaine.

On a beaucoup roulé. Enfin... il a surtout beaucoup conduit. J'ai eu assez peur. Là, quand on était en haut du col, la premiere fois. Qu'il commençait à faire un beau brouillard et que ce bon dieu de voyant s'allumait sans arrêt. Lire "la conduite peut etre endomagée lorsque le voyant est allumé" n'avait pas aidé à me mettre à l'aise. Petite route, tournants, vide, vache sur la route, brouillard.. Bref, nous sommes finalement arrivés à Cauterets. Il faisait beau, mais froid. Fin de journée. Nous avons trouvé un camping, parfait. Festival de musique? Sporto Kantès? Ah non, ils sont déjà passés... Caravan Palace?! On y va?! Même si on les revoit dans 1semaine? Ok.
C'était une chouette surprise. Voilà, notre premiere soirée. Américain du Caribou (si vous lisez ça, votre pain est bien trop gros!), discussion sur la vie près d'un parking, un lieu très romantique.. et puis concert. United Fools/Suuuperbe feu d'artifice des montagnes pour le 14 juillet/Caravan Palace. C'est vrai que ça devient un peu lassant à force. Retour au camping, douche. Je m'en rappelle bien de cette douche. Froiiiiide. Je hais les douches de camping où nos affaires finissent toujours par être mouillées...
Première nuit. J'ai eu froid. Tout ça pour lui laisser ma couette parce que môssieu n'avait pas de duvet... alors que SI! mais il était caché dans la voiture... hum hum. Passons.   :)
Sale temps pour le deuxieme jour. Voiture. Gavarnie. Beau temps! Marmottes. Joli paysage. Lac. Repas: escalopes de veau. Eau qui refroidit dans le lac. Mousse de porc. Tomates. C'était parfait et très reposant. J'avait juste envie de faire pipi je crois. Le passage tremête des pieds dans l'eau était aussi un régal puis un supplice lorsque trop de froid commence à faire mal.
Mercredi je ne sais plus très bien. Mardi soir c'était Pouzac? Oui je crois. Le camping le plus cheap, mais en attendant celui où nous avons eu droit à une véritable douche chaude, et des affaires sèches en sortant. Mardi soir, c'est aussi le repas à côté du "donjon" de Labassère. En hauteur, un peu de soleil. Le foie avec la confiture de figues. Et puis... la fontaine sulfureuse de Labassère qui reste à ce jour un mystère. Mystère qui perdurera très certainement. Des panneaux et puis plus rien. On continue notre route. Un petit chemin, très peu rassurant, des arbres autour, la nuit qui tombe. Le chemin se divise en deux. Droite ou gauche? Pas d'indications. Droite. Un ruisseau sur notre droite qui borde la route... Un cul de sac en forme de petite placette et surtout une vieille maison peinte, volets fermés et abimés, et sur la porte des inscriptions. Un coeur et Laure écrit en majuscules en son centre, et un "Ayez pitié" plus bas. Demi tour!
Je pense que les frissons ont parcuru notre corps. A l'un comme à l'autre. On aurait dit un petit centr epour débile profond, un truc thermal qui fait flipper. Même si c'était assez petit. Et pas la moindre trace de fontaine sulfureuse. Rien, niette. Rien qui donne envie de sortir de la voiture pour s'aventurer sur le sentier indiqué par des petits panneaux de randos. Non!

Demi tour. Sur la route, il y a eu ce chien... assez grand, blanc. La bouche et les yeux comme dessinés au crayon khôl. Sensation d'orbites vides. Un chien maigre et fantomatique se ruant sur la voiture... Lui aussi il restera dans ma tête. Nous nous sommes donc dit que La fontaine resterait un mystère et que jamais nous ne reviendrions dans ce coin de fous. Bagnières/Pouzac/Labassère.
Je crois que j'ai un trou pour mercredi. Ah non, c'était le barrage. Cap de Long. Avec la chèvre morte dans l'eau.
Mercredi soir, c'était grosse arnaque. Camping hypra cher. Avec en plus une horaire pour rentrer, et soirée paella. Mais on a eu droit à un emplacement loin du bruit et grand. Ce soir là a préparé notre aventure du lendemain. Enfin aventure non, mais marche oui. Petite marche plate certes. Jeudi, c'était grotte de Niaux. Pfou. Et puis Vallée de Soulcem. Je regrette de ne pas avoir eu un grand angle à ce moment là.
Les vaches, les chevaux... l'herbe, l'eau, les ruisseaux... Le soir c'était Orlu. Plateau de Beille et ultime pique-nique.
Le lendemain nous sommes partis pour Ax. On a fait 15 fois le tour de la "ville" avant de se décider à manger sur le pouce et zouh aux bains!
Nous avons donc passé notre derniere aprem dans les bains d'Ax Les Thermes. Et c'était plutot fort agréable. Du moins, jusqu'à ce que ça devienne blindé de monde.
Le retour à la maison a été plutot tendu à cause des bon dieu de caravanes... mais soit.

Après cette folle semaine eh bien... eh bien je ne sais plus vraiment. Lui a repris ses entrainements. Moi j'ai fait ma vie.
Et puis en fait, quand j'y pense, ça ne fait que deux semaines que nous sommes rentrés. Nous avons passés nos deux derniers wkend en Ardèche. Surtout, nous avons passé nos deux dernieres semaines excités comme des puces à l'idée de faire des vides-greniers, brocantes... Acheter des vieux trucs. Euphorie, excitation, dépenses d'argent parfois irréfléchies...
Comme à mon habitude, je jongle entre deux villes. Perpignan/Montpellier. Et ça me plait pas mal.
Mais pour l'heure (je suis rentrée ce matin), je reste à la maison car je pars. Toute seule cette fois. Enfin sans lui. Je pars pour le mariage de mon cousin. A Boston. Je vais revenir peu chargée. Juste avec un nouvel appareil photo. Normalement. J'espère!
Après je ne sais pas... Mais le temps passe vite... L'été est passé vite.
J'ai mon stage de Septembre. Et tout ça aussi ça va aller vite vite.

Enfin bref, l'excitation brocante, ce sera pour une prochaine fois.
Ma soeur vient de quitter ma chambre apres essayé de récupérer un bracelet en corne que j'ai acheté chez Emmaüs l'autre soir.
Sinon, ma chambre est rangée, presque prête à accueillir les deux malles, les deux sulfateuses, et l'arrosoir... + tout le reste de merdier.
Youpi!

listenin to: Rien du tout à part le bruit des touches, et le son du ventilateur de l'ordi.
pics: Juste un fond vert, comme d'hab quand j'ai pas de nouvelles images.

26.06.2009

.Because i'm bad.

C'est parti pour 3h. En fait, à l'heure où je commence ma note, il ne me reste que 2h30. Ca semble déjà moins.
J'ai ouvert le bureau ce matin. Un peu comme tous les matins depuis le début de la semaine.
Les clés m'attendent dans la boîte aux lettres.
j'ai ouvert, enlevé l'alarme, je suis montée. Aujourd'hui il ne faisait pas froid comme hier.
Vent, mais pas debeau temps. Il chasse les nuages, comme d'hab.
Je suis sur ma chaise, avec mon petit coussin rapporté de la maison.

Avant hier, quand je suis arrivée, j'ai trouvé une surprise sur mon bureau.
Un souris. Avec un mot.
La mienne m'avait lâchée d'un coup la veille. J'étais tellement désespérée (en ce moment, il n'arrive que de la merde à mon ordi), dépitée, qu'il a dû avoir pitié de moi.
Le mot était marrant, et puis il y avait une petite souris blanche dessous. Blanche, transparente et rouge.
Une souris albinos. Très vive et qui fait bien clic-clic.
Parfaite.
Enfin me voilà toute seule... J'attends Claude, une cliente un peu fofolle (sa fille s'appelle Elsa, elle est née le 20 nov 88, de quoi l'exciter la 1ere fois oùl'on s'est vue et qu'elle a su mon nom et ma date de naissance). Je l'attends donc, pendant que mon boss est chez le coiffeur en bas... C'est moi qui m'occupe du rdv.

Mais pour l'instant, j'écoute un peu de Michael Jackson, parce que c'est triste et que ça m'a donné envie de réécouter mes cds (à la maison, pas ici). Merci Deezer pour l'instant.
Je serais bienrestée un peu plus au lit ce matin. Encore un petit peu. Une petite heure.
Quand je commencerai mon traitement choc, je peterai la forme. Mais pour l'instant, elle a dit que j'étais fatiguée de partout.
Demain c'est le D-Day. Cet aprem j'ai qques courses à faire apres le stage.
Je devais notamment aller chez SFR... Hier soir à la gare, ma soeur essayait de me joindre, mais elle ne m'entendait pas.
J'ai pensé qu'elle me faisait une blague pour me rendre folle, et puis je me suis dit que peut etre mon téléphone n'avait pas supporté la bave de Chloé.. ou le choc quand elle le laisse tomber par terre.
Quoi qu'il en soit, ce matin on a refait un essai avec ma mere, et cette fois ça a marché. La bave a du sécher dans la nuit.

Bon, il vient de revenir... Et elle, elle n'est toujours pas arrivée... Hum

19.06.2009

.Elle est tombée du ciel.

Comme un signe, j'ai attrapé le premier papier.
Un "post it" avec écrit Antidépresseur en bas.
Dessus j'ai noté les consignes dictées par ma mère deux secondes plus tôt.
"Sortir la malle de la chambre d'Emma". "Sortir les boîtes de draps de ma chambre".
Les signes sont Ma Mère et l'Antidépresseur.
En ce moment elle est claquée. Elle court, à droite et beaucoup à gauche entre RDV et dernières courses pour le mariage. Et puis j'ajoute: elle doit tanner mon grand frère pour qu'il fasse les choses. Les choses importantes. Les choses urgentes. Des choses pour lesquelles il s'est engagé, mais on doit lui courir après pour qu'il les fasse, à temps.
Bref, du coup ma mere se tape beaucoup de boulot, et ce soir elle s'est couchée tôt, enfin il y'a 10min.
Mais soit.
Demain c'est chargé. Et pour l'heure j'écoute le moustique faire des cercles au dessus de ma tête.

Aujourd'hui ma mère m'a demandé quels bijoux je porterai pour le mariage.
Euh? A vrai dire je n'y ai pas réfléchi. Je n'en sais rien. Je pensais sûrement à mon étoile. Je lui ai dit que j'aurai aimé avoir mon jonc.
Mais il est beaucoup trop grand pour mon poignet de crevette, et ce doit bien faire un an ou deux que je demande à le faire réduire.
Ma mère est partie en expédition pour le retrouver, et par la même occasion a ressorti les bijoux de mes grands mères et tout le barda.
J'ai vu une bague en grenat, très jolie. Deux ou trois médaillons de mon père, dont un qui représente le profil du Christ avec sa couronne d'épines, merci la grande joie. J'ai ouvert toutes les boîtes, j'ai vu des montres de gousset, des bagues, des pendentifs, des camés, la chevalière de ma mère. Et puis ma mère m'a montrée un médaillon et je l'ai reconnu tout de suite. Le médaillon de communion de ma grand mère. Je le trouve très beau (je crois que j'ai un penchant pour les objets religieux, même si oula non, je n'aime pas l'esprit). J'aime ce médaillon. Mais je ne pourrai pas le porter au mariage, sinon je sens la polémique. J'aime le médaillon de mon père, mais là aussi ça va causer des ennuis.
Bref. Voilà.
Et puis dans un sachet, je suis tombée sur deux anneaux. Les mêmes. 1cm de hauteur. Chacun. C'était les bagues de mes parents. Des bagues comme ça quoi. J'ai trouvé ça chou. Je me suis dit qu'ils devaient s'aimer. Non pas qu'une bague chacun soit symbole d'amour. Mais je ne les ai jamais connus ensembles. Et j'ai cru comprendre que si aujourd'hui mon père était toujours de ce monde, il ne seraient plus ensembles depuis longtemps. Alors ces deux bagues me font penser qu'un jour ils se sont aimés. Et qu'il y avait de l'amour dans la famille.
Enfin bon... J'ai trouvé ça beau, c'est tout.
Après tout ça j'ai dit à ma mère "Bon, je prends tout, moi je garde tout, je mettrai tout! Le grenat, les médaillons, les bagues... et puis tiens, moi j'ai déjà ma bague de mariage, mon alliance". Elle n'a pas compris.
C'est normal. J'ai juste décrété l'autre fois, que cette bague serait mon alliance. Que je voulais porter celle la. Enfin, si un jour je me marie.
C'est quoi cette bague? Juste une bague de ma mère, en argent, tressée. Où est ce que je l'ai trouvé? Je ne m'en rappelle plus, mais je l'aime et je la porte parfois avec une autre bague car malheureusement elle est trop grande pour moi.
Celle ci et ma carrée sont les bagues de ma vie. Mes amours.

Un wkend de plus où il fait un temps de merde. Nous avons eu de la chance hier d'avoir eu bon temps pour l'apéro/repas.
Demain, si nous avons beau temps, nous irons manger à Collioure avec Geoff et je ne sais pas encore qui? Peut etre que tous les deux.
Maintenant, je vais aller au dodo.
J'ai suffisamment raconté ma vie ce soir, mais çe ne m'étonnerait pas si je revenais demain.

 

14.06.2009

.taKare.

Petit à petit j'avance.
J'avais dit pour cet été, que je soignerai tous mes maux. Que je prendrai le temps de le faire. Le temps de prendre soin de moi.
Faire un check-up.
Bon, il y a des rendez-vous qui sont plus longs et difficiles à obtenir. Certes.
Pour l'instant, j'ai fait le pas d'aller courir, plus ou moins tous les jours (selon ce qui est organisé le soir). Bon ok, je cours comme une quiche et c'est pas suffisant. Mais avec les mecs dans les voitures qui ralentissent pour se mettre à ton niveau, ou qui te disent par la fenêtre qu'ils se remettraient bien au sport avec toi, et le circuit limité que je fais... Je suis pas au top. J'essaie d'optimiser, mais comme je cours dans des endroits paumés, je flippe un peu pour mon cul. Mais je m'y tiens, et je fais les supers étirements... Ça ne fait que 15jours, et j'ai du louper 5 jours sur les 15 (raison funeste et raison médicale oblige). Demain commence une nouvelle semaine, je dois la tenir.
J'ai fait le grand pas de l'ionophorèse.
J'ai fait le pas de parler à ma mère, d'un autre soucis. Un qui me tracasse, mais qui va s'arranger puisqu'enfin, je le prends en main.
J'ai fait le pas de la robe.
Chez moi, je porte des mini shorts. Mais quand il s'agit de sortir comme ça, no way!
Pourtant il y a plein de nanas qui le font, peu importe leur forme ou la transparence de leur peau.
Pour la première fois, j'ai porté une robe pour aller en ville.
OMG! Bon ok, c'était une course de 1h. Mais tout de même!
Robe que je porte ici. Je la porte même avec grand plaisir. Sans culotte dessous.
Juste maintenant, pas le reste du temps. Non non, pas encore.
Mais il faut avouer que sa forme suscite l'envie de la porter, elle et elle seule.
Elle est simple, noire, et assez près du corps (le tissus dessous, le dessus est plus ample).
Soit.
La dernière robe que j'ai portée, c'était celle en vinyle, spéciale soirée SM. Oh yeah.

Cet été je franchis donc le pas de l'hyperhidrose, de mon complexe alimentaire et de son systeme de digestion, des robes plus ou moins courtes ou longues et pour l'instant toujours avec une culotte dessous. Promis. Je franchis le pas de mes hanches que je déteste et de mes fesses qui font "flapflap" (non, ce n'est pas le bruit du battement des ailes d'un beau papilion...). Je franchis le pas de la ponction, même si je me chie grave dessus à l'idée d'une aiguille dans mon eins... Je franchirai peut être le pas d'aller au Hammam, toute nue. Je me ferai bien faire un massage, juste pour voir. Je vais probablement me renseigner sur les épilations définitives... mais ça, c'est pas encore dit. Un investissement à la fois. Je dois aussi aller chez le dentiste pour vérifier tous les petits recoins. Je ferai un bilan osthéopatique... C'est un lourd programme qui se fera tout au long de l'été. Mais qui se fera!

Temps d'aller au lit.
Je sens encore une nuit de merde, avec le nez bouché et le mal de gorge... comme depuis mardi.

listenin to: Doctor Flake

13.06.2009

.Big Day.

FRISCO_DISCO_by_Dozign.jpg

Aujourd'hui est un Grand Jour.
Enfin aujourd'hui ou demain.
Après près de 5 ou 6 ans, je me décide enfin. Je l'achète.
Cet été je me rends compte qu'il fait particulièrement chaud, et que j'ai du temps.
Je suis à la maison. J'ai pas grand chose de prévu (malheureusement... euh soit dit en passant, réserve 1semaine et demi de ton prochain été baby love..).
Donc j'ai du temps. Et ça tombe bien. Je vais avoir du temps pour prendre soin de moi. Soin de moi et de ce foutu problème qui me gâche un peu la vie. Qu'on soit en été ou en hiver.
Certains le savent... me toucher les mains n'est pas des plus agréable.

Alors voilà, aujourd'hui, pour le plus grand bonheur de mon cousin (qui me tanne depuis tant d'année), j'investis.
A partir d'aujourd'hui, je ne pourrai plus me passer d'elle.
La valisette.

Aujourd'hui, je vais faire un chèque de XXX€ (mon dieu, ça me fait très très mal au cul... c'est le prix d'un bon petit voyage sympa).
Un chèque pour une valisette en plastique. Un boîtier avec un gros bouton. Des pinces croco. Des plaques de fer.
Roah! le rêve! du plastique et du fer!
Ça s'appelle l'ionophorèse, et elle va peut être me sauver la vie.
Elle va peut être m'aider à être moi. Ou en tout cas, à être moi affirmée.
J'espère que ça va marcher. Que c'est un bon investissement. Et qu'enfin je vais pouvoir marcher en chaussures ouvertes, serrer des mains sans les essuyer sur mon jeans avant, pouvoir mettre des petits hauts sympa sans me prendre la tête... Bref, j'espère que ça va me changer un peu la vie! Je ne glisserai plus! Alleluia!

Je ne mettrai donc pas les sous de ce mois-ci de côté, et je devrais un peu me restraindre. Mais c ok, c pas grave. C'est pour moi, c'est pour mon bien, mon bien être personnel, mon épanouissement.
Les petites vacancettes sympa, ou le shopping pure folie à Boston, ce sera pour plus tard. On verra.
En attendant, je vais aller enlever le vernis aubergine de mes pieds pour le remplacer par un autre... Rouge?

listenin to
: Sporto Kantès - Concrete

pics: Frisco Disco - Dizogn (piqué sur DeviantART)

10.06.2009

.L'apprenti Boucher.

A la Halle au Frais (ça c'est un nom digne de mon village), il y a ce garçon.
La Halle au Frais, c'est là où tu trouves des produits... frais! Du type fruits et légumes de saison (ou pas) mais aussi des produits alimentaires de type épicerie... et il y aussi le coin Boucherie/Charcuterie. Et c'est là qu'il est.
Le garçon.

Ce soir en quittant le boulot et malgré mon envie pressante d'aller faire pipi, je suis allée faire des courses.
A la Halle au Frais donc. C'est un endroit sympa, sans murs droits. Je m'explique. Au lieu d'une bâtisse rectangulaire, c'est un demi tube. Bon moi je me comprends. C'est petit et pas trop mal agencé.
Vous êtes accueillis à l'entrée par des fleurs, et puis deux caisses à gauche. Vous tombez sur les fruits, en allant sur la droite. Pommes, Cerises, Abricots, Poires, Pêches et ainsi de suite...
Pour aller du coté des légumes, on passe devant deux bacs/frigos, avec quelques yahourt, jambon prédécoupé, beurre... Et puis il faut aussi passer à côté du stand de viandass.
Quand j'y suis allée l'autre fois, il n'y était pas.
Mais souvent quand j'y allais avec ma mère, il était là. Et quand j'y vais avec ma mère, on prend toujours de la viande.
Ça me fait rire, parce qu'il est là derrière ses tas de viande, et moi je suis collée à ma mère.
J'ai l'impression d'être comme dans les films, quand les jeunes filles bonnes à mariées sont avec leur mère, et que les jeunes hommes sont là à guetter et à mater. Moi je fais ma timide.
Mais là, tout ce sentiment est renforcé parce que ce mec est juste... horrible. Je me cache à moitié derriere ma mère pour le voir le moins possible...

Il a cette façon de regarder les jeunes filles avec un regard plein de vice, la bave aux lèvres. Il est dégoutant.
Il vous regarde du coin de l'oeil, et moi je l'imagine psychopathe avec son tablier plein de sang et son couteau de boucher... Un fou... Je l'entends hurler, taper dans ses mains, se taper sur la tête, attacher les filles comme des carcasses de porcs dans les grands frigos... Un animal.
Il est jeune, blond batard, blanc de peau (si je le précise c'est qu'il est vampirique), les yeux marrons je suppose, et tout maigre... Il a sa tenue de boucher, blanche ou plus trop... Les mains sèches et sales.
Pourtant, il a un profil qui pourrait me plaire... Mais non. Parce que son regard.. Brr, il me rappelle ce mec qui m'a pris la main, à Londres dans une brocante. Et puis quand vous passez pas loin, vous sentez son regard sur vous... Vous sentez qu'il vous déshabille, qu'il vous prendrait là, sans retenue. On peut aimer ça... Mais pas avec lui. Ah non.

Enfin bref, il ne m'a pas empechée de prendre mes quelques cerises, abricots, neffles, fraises, tomates et carottes... Mon petit repas du soir...
Pas de sport ajd, je suis courbaturée comme une malade... Je me sens faible, toujours mal à la tête... Une sensation loin d'être agréable.

listenin to: Doctor Flake pour mettre cette ambiance psychiatrique