29.08.2009
.Dans le vide.
http://www.dking-gallery.com/
En ce moment je rêve avec mon gros sac en cuir, le livre Sixties Design et celui sur la déco style industriel...
Je ne me lasse pas de regarder les formes colorées et arrondies, en opposition au métal froid mais tellement classe.
Et ce site avec des posters psychés.
La rentrée peut commencer, je l'affronte d'un autre pied.
listenin to: Boys Noize - Jeffer (ce soir, c'est aussi avec ce rythme que je vibre... ça me donne des ailes aux rêves et toujours plus envie de partir...)
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27.08.2009
.Love of mine.
_[..i will follow you into the dark..]_
11:50 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
.Le retour.
Salut l'Insecte Vert, ou l'Insect Puant, je ne me rappelle plus... si tu viens encore ici...
Ce soir je relis ce classeur bleu, dans lequel j'ai classé mes notes. En terminale.
Je ris, je souris, je repense et je revis.
Parfois je suis attérée par cette écriture (comme je le serai dans qques années concernant ce lieu).
Ce soir je relis aussi le 18 Janvier 2006.
Et puis je tombe sur cette phrase...
"On m'a dit de dire aux gens ce qu'on ressent pour eux quand on en a besoin. Alors voilà tu me manques, tout me manque... je tiens à toi et je t'aime beaucoup plus que tu ne pourrais l'imaginer, et j'ai besoin de toi. J'aurais bien aimé que tu me prennes dans tes bras juste encore une fois, que tu me serres fort et que dans un soupir tu me relâches... juste pour me donner l'impression que je compte quand meme pour toi. C'est tout, mais ça c'est ma vérité."
J'ai mal au coeur de relire ça. Ce petit passé. Ce petit passé qui se répète tellement facilement.
Parce que tout ce que je relis ce soir, je le revis aujourd'hui.
Pourtant, je m'étais promis de ne pas recommencer, de ne pas me relaisser aller. Mais c'est bien impossible.
Si tu es là, que tu lis... c'est pas pour que tu reviennes que je note cette phrase que je t'ai dite une fois. Pour mettre un terme. Ou tout recommencer. C'est juste parce qu'elle m'a sautée aux yeux. Elle est si vraie, elle est de tout temps. Elle est tellement impersonnelle.
Elle s'accorde à tous les temps. Passé, présent et futur je parie!
Cette fois c'était pour toi. La prochaine, ce sera pour qui?
C'est horrible cette répétition.
Je me rends compte qu'on se répète.
Moi qui suis en train de me reposer les questions de la fin de l'été, et de la revoir débarquer dans ma tête, pour mieux m'ecraser. Je me suis trouvée cette alliée.
Moi qui me compare, moi qui me sens incapable de garder un garçon, de lui plaire. De suffisamment lui plaire. De partager, tout. De vivre avec. De lui faire oublier l'avant. Je me sens petite, et incapable. Je suis là, tu me grattes et je disparais pour laisser place au passé.
Tu vois B. tu sais pas à quel point je voudrais "t'entendre" m'aider. Toi aussi. M'aider. Parce que je me dis que je ne peux pas. Qu'elle est là. Et elle est là. Elle rit dans ma tête, me rabaisse. Tu vois B. le genre de conversation qu'on a jamais pu avoir parce qu'il revenait toujours sur le tapis. Le A que tu pouvais pas blairer.
Enfin soit.
Je suis paumée, comme à mon habitude.
Je suis paumée parce que je doute, que je n'ai ni confiance en moi, ni en toi. Non je n'y arrive toujours pas. Pas dans ces moments où je tremble. A cause de toutes ces idées. Et tu viens me balancer des phrases... ces phrases que je déteste... ces phrases qui me donnent envie de tout dégager. Ces phrases qui me donnent envie de dire "ok, on arrête, je rends les armes. Parce que t'as rien compris".
Je suis navrée d'être si peu rose...
Et j'ai bien envie de changer de banière aussi.
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18.08.2009
.Moi, j'ai le style.
Ce matin, j'ai croisé trois tasspées habillées pareil. Mini short, petit débardeur, spartiates. Cheveux longs, blonds, lisses, petite mèche, air d'enfant.
Ouais, moi aussi je l'ai le mini short, et le débardeur. Mais bref, j'espere que quand je suis sappée comme ça je passe pas pour la minette bourgeoise. Enfin anyway, je sais pas comment l'expliquer.
Ce matin du coup, j'ai pensé à comment j'étais habillée.
De la tête aux pieds.
Cheveux gras de trois jours. Maquillage de la veille. Boucles d'oreilles dépareillées (merde, j'arrive pas à remettre mon écarteur vert).
Carrera sur les yeux.
Bracelets de l'ancien temps, bagues magiques (les carrées).
Débardeur gris, archi trop grand donné par Pcsstmtm.
Haut de maillot Eclipse, Pcsstmtm.
Jupe american eagle, façon jean rayé blanc (je kiffe).
Tas de poils recouvrant mes jambes.
Bensimon blanches montantes.
Voilà cet été, j'expose mes poils. Touffue - pas touffue, rien à foutre!
Je m'exhibe.
Je crève plus de chaud sous les jeans.
Merci, aujourd'hui il fait 39°.
Finalement je vais essayer de ne plus regarder les filles jolies. Ça me fait du mal.
Vivement la cire et l'épilateur/dépannage quand même...
12:18 | Commentaires (0) | Envoyer cette note
.A cause de toi.
Ce soir là elle était rentrée avec l'envie enivrante de faire l'amour.
Elle se surprennait à penser à ça, en conduisant.
Elle rentrait d'un restau avec des amis. Sur la plage. Sur le sable.
Ils avaient parlé d'eux, avaient évoqué le goût naissant d'une amie pour le sadomasochisme, étaient partis dans de vagues délires au fur et à mesure que l'alcohol montait. Certains se lâchaient, les autres écoutaient. Chacun y allant de son anecdote. Puis ils étaient revenus sur des sujets plus simples. Les vacances, leurs relations. Les prochains départs, leur futur, leurs envies.
Elle ne savait pas alors pourquoi elle avait cette envie, là maintenant. Cette envie qui lui collait au corps. Dans la voiture.
La nuit, la musique peut être. Le chaud.
Elle voulait se laisser aller. Avec quelqu'un. Elle était seule. On ne peut plus seule.
Elle se sentait prise de fantaisies. Elle voulait peindre, s'enduire de peinture, dessiner, rêver, créer. Elle était bien piètre créatrice, mais elle s'y voyait, ce soir. Maintenant. Elle avait envie d'esthétique, d'une toile. Elle voulait utiliser ses mains.
Elle voulait un corps, pour elle. Jouer. Danser. Prendre du plaisir. Oublier.
Oublier toutes ces conneries, au moins une nuit. Une nuit entière.
Elle voulait toucher, caresser, embrasser. Lécher, manger. Mordre.
Elle brûlait d'envies. Elle savait qu'elle ne dormirait pas beaucoup. Qu'elle penserait à ce qu'elle allait faire, ce qu'elle allait créer.
Probablement rien. Une esquisse d'idée, comme souvent, mais qui ne se réaliserait pas.
Elle avait des idées. Elle les voyait, mais mais elles restaient là dedans, bien dans sa tête. Elles ne sortiraient pas. Elle ne les montrerait pas.
Elle ne voulait pas que les gens les voient. Elle ne voulait pas du regard des autres. Comme en amour. Elle ne se contenait pas vraiment, en demandait beaucoup, mais ne se laissait presque jamais aller. Elle se trouvait trop cruche. Trop nulle.
Mais ce soir c'était différent. Elle rêvait d'une nuit parfaite. Sans faux mouvements, sans faux gestes. Elle s'en sentait capable. Faire.
Elle était là, assise sur son lit. La musique allumée. Elle écoutait sa musique artificielle. Celle qui lui donnait envie de se déhancher, de danser. De bouger, de plaire. D'onduler. Onduler pour plaire. Onduler pour faire envie. Jamais elle n'oserait le faire devant un homme. Mais pour elle, devant le glace c'était tout autre chose. Personne ne la voyait, sauf elle. Sa meilleure amie ou ennemie, dans les coups durs.
Elle pensait, rêvait. Peut-être. Qu'un jour.
Elle décida qu'il était tant d'arrêter, éteigna la lumière et fini par s'endormir après avoir pleuré de doute.
Le refrain lancinant.
listenin to: Sidney Samson - Emporium
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17.08.2009
.Parce que je n'en ai plus l'envie.
Petit à petit elle revient.
Se recroiser. Un jour. Et puis repartir ensemble.
Je serai alors sur le bord de la route, si ça n'arrive pas avant.
C'est con. Ça m'a coupé toute envie.
J'avais ces choses en tête, que j'ai dites à ma soeur. A Boston.
Ces choses que je voulais écrire. Ces quelques mots où je me disais heureuse, en confiance, prête à tout lâcher, parce que je me sens en sécurité. Prête à tout faire, à vivre n'importe comment. Du moment que.
Mais maintenant, ces quelques mots que je voulais écrire ne veulent plus sortir. Je les ai ravalés.
Parce qu'une simple phrase m'a fait ravaler le bonheur et la confiance que j'avais. Et que j'ai décidé de mettre de coté.
Toi d'abord. C'est con, parce que c'était un peu du partage que j'allais donner, mais tant pis.
Je garde l'utopie de mon futur pour moi toute seule, dans ma tête. Mes rêves d'oser affronter les bois.
Anyway.
Deux semaines et le cours de la vie reprend. Enfin le cours de ma vie, parce qu'autour ça tourne toujours.
J'ai fait une chose que je n'aurai pas du, mais c'est trop tard. Et puis tant pis, je reste accrochée, mais ce sera moins violent.
J'avais cette joie et cette assurance qui pétillait dans les yeux, et qui se reflétait sur leur sourire quand je laissais couler les mots.
Je l'ai vu heureuse pour moi.
Mais maintenant, je vois les choses différemment. A cause d'une phrase.
J'allais écrire, comme l'année passée. J'allais l'écrire avec ma main et un stylo. Pas avec des touches. J'allais le partager, pour me rassurer.
Mais ma main s'est refermée. Comme un escargot à qui on vient de toucher l'antenne. Pauvre escargot qui s'était méfié, et qui finalement avait trouvé l'assurance de sortir son oeil.
Je me suis refermée après cette phrase et cette autre.
On se recroisera. Mais ce sera sans moi.
Bref, Elsa ô ma petite Elsa, tu te fais du mal. Tu te tritures l'esprit à penser qu'on prépare de sales coups dans ton dos.
Que l'amour et l'idéal dont tu rêves vont être niqués. Ou que ça glisse sur toi parce que non, t'as pas le droit.
Je crois que tu as oublié Aimé chez moi.
C'est de la poésie, c'est peut etre pour ça que c'est un peu dur à comprendre.
Je ne sais pas si je vais le lire. Je sais pas si j'en ai très envie.
Ana, je me rends compte que je n'aurai même pas publié ces notes. Tu vas partir et tu me donnes envie de partir.
De tout lâcher. Tout. D'errer.
Ne plus aimer, parce que finalement quand j'aime, je suis trop niaise. Trop envahie, trop engloutie. Je rêve et je me heurte.
Quand j'aime je deviens folle. Jalouse, je vois le mal partout. La tromperie, la moquerie. Je me sens conne. Je me vois trompée, moralement. Je me vois incapable de combler qqun. J'y pense toujours. Je revois ça dans ma tête quand ça va pas.
Je pense que oui, je vais finir seule. Avec mes machines à écrire, mes sulfateuses, mes malles et le bordel qui va avec.
Je serai dans une cabanne. Avec un chat. Si je ne me suis pas tirée une balle avant. Un balle ou autre chose. Je sais pas trop.
Tiens je sais plus pourquoi j'y ai repensé il y a pas longtemps. Peut etre parce que je vois pas ce que je peux apporter, à part consommer.
Ah mon dieu G., si tu pouvais être là pour me dire de partir. Me dire que tout ira bien. Et que si je me casse la gueule, j'arriverai à me relever, quoi qu'il arrive. Que je serai heureuse. Que je trouverai qqun si un jour je suis seule. Que oui je sers à qqch, et que oui, il y a bien qqun qui a besoin de moi, qqun à qui je peux apporter qqch.
Il est tard et je vois le mal.
Je ne fais pas le poids. Je ne ferai jamais le poids.
Je serai toujours la surface.
Toujours aussi joyeuse ici.
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06.08.2009
.La nuit tisse mes mots.
1h06.
4h. C'est l'heure à laquelle je me lève. Demain. Ce matin.
L'heure à laquelle nous nous levons pour partir.
Mais là, nous venons à peine de rentrer. Rentrer de la sortie.
Rentrer du Rdv du soir. I, E et E. Sans Y.
Pour parler d'Y, d'ailleurs. Parce que c'est lui notre centre d'attention.
On parle, on réalise. On chercher à comprendre. On cherche des solutions.
Il veut son indépendance. Malheureusement, même s'il l'a trouve, s'il la prend, il aura toujours besoin de sa mère. Il trouvera toujours un Pretexte.
Je déteste ce mot quand je le raccorde à lui.
Prétexte. C'est ce qu'il trouve pour revenir, pour coller sa mère pour mieux lui cracher dessus.
L'enfant. L'enfant assisté et qui encore se permet d'ouvrir sa grande bouche pour critiquer, mieux rabaisser.
Mon enfant, c'est bien l'inverse que tu devrais faire. Fermer ta bouche et être respectueux du travail qu'on reccrache dans ton bec.
Anyway.
Je sais que je vais avoir du mal à me coucher. Parce que je suis tendue.
Parce que je le vois à travers mes paupières quand je ferme les yeux. Pour trouver le sommeil.
C'est lui qui est là. Là dans toutes les scènes que je me repasse.
Je revis, pour mieux le détester.
Je m'engraine.
Toutes ces scènes qui se terminent en général par une teinte rouge. Le rideau du théâtre.
Hier c'était ça. Nous avions longuement discuté. Comme la veille. Avec toujours ce même centre d'attention. Ce même sujet.
Et puis autres choses aussi.
J'ai fini par m'étendre à 4h15 pour ne m'endormir que plus tard.
Après avoir revécu une scène (dite "scène des neurones"). J'ai finalement compris qu'en étant tendue, je ne dormirais pas.
Donc j'ai cherché autre chose à rêver. A penser.
Ca a du faire son effet.
Je suis attentive à tout.
Sans guetter, je suis simplement plus sensible.
Parce que je suis la derniere, celle qui les a supporté.
Celle qui les a vu, tous les deux. Sans aucun autre témoin.
Nous 3 et personne là avec moi pour voir et m'aider à supporter.
A le voir la détruire, l'épuiser. La tuer prématurément.
La voir enervée, se plaindre, subir et en rajouter.
Alors aujourd'hui, j'entends plus facilement les remarques.
J'entends les piques accompagnées des intonations faites pour faire mal.
Pour blaisser, rabaisser. Faites pour se soulager et enerver l'autre.
Faites pour se faire du bien à soi-même et se sentir satisfait d'avoir pulvérisé l'autre.
Ma mère est chiante. Mais c'est comme ça. C'est son caractère.
Elle ne changera pas.
Elle est comme ça.
Elle n'est pas parfaite. Et ça ne changera pas.
Elle s'est aussi contruite comme ça, à force d'entendre les méchancetés, à force de se voir rabaisser, à force d'être prise pour la boniche.
A force d'être prise pour une conne et de l'assister.
Toi, mon petit, je vais t'écrire. Parce que si je pouvais je te vomirai dessus pour signaler tout le dégoût que j'éprouve à ton égard.
Ce dégoût que je ressens quand je t'entends. Quand je te vois briser mon pillier, ma mère. Ta mère.
Quand j'entends le rire de satisfaction qui résonne dans ta tête après chaque coup donné.
Je t'aime toi, celui qui est malheureux au fond et qui veut s'en sortir.
Mais je te déteste toi qui fait ressortir ce côté méchant et juste irrepspectueux et odieux.
Tu liras et reliras. Jusqu'à la fin.
Bon. C'est ce qui me vient, là maintenant.
J'ai besoin de lui cracher.
J'ai besoin de le cracher.
listenin to: Aaron - O-song (cette musique a toujours sa place dans ma cage thoracique. Elle vibre, elle me fait vibrer et me fait divaguer).
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03.08.2009
.C'pas trop tôt!.
Alors voyons, la dernière fois que je suis venue, c'était le 26 juin.
Je n'avais pas encore fini mon stage. Et il me restait encore deux semaines je pense.
Tiens, c'était la veille du mariage de ma soeur en fait.
Donc toi t'allais arriver, et on aller se retrouver.
Je pense que je devais être comme une folle.
J'étais assise à mon bureau, je devais surement penser à la fin de mon stage, au mariage, à lui, et puis au boulot que je devais faire...
Ce soir c'est différent. Le stage et loin, très loin derrière moi.
Je suis assise devant ma coiffeuse, une tasse d'infusion fruits rouges à ma droite. Erreur de ma part d'avoir choisi l'infusion, elle a l'odeur de tous les bonbons mélangés, comme quand on va en acheter au bureau de tabac. Je la sens trop sucrée. Trop goût chewing gum.
J'ai eu beau laisser moins chauffer l'eau dans la bouilloire, l'eau est brulante, et je déteste ça.
L'eau est rose, ça c'est joli. Je n'ose même pas toucher la tasse qui je le sais va faire fondre la peau du bout des doigts et effacer mes empreintes digitales.
Mouais. Quand je pense à ma dernière note dont je ne me souviens plus du contenu, je me sens loin.
Je me sens loins de Paris, loin de l'école, loin du stage, loin du mariage, loin de tout. J'ai l'impression que qques mois ce sont écoulés. Une année peut etre?
Le stage a finalement pris fin.
J'étais contente d'enfin partir. Partir dans le Gers. Partir voir les Bénazech et les Moné. Partir retrouver cet endroit que je ne sais même pas comment décrire, comment expliquer, comment faire ressentir. C'est ma "Place to Be". Ce sont mes vallons d'oxygène, comme le dit si bien mon pin's. Les odeurs de paille, le froid du soir, la ferme. La bonne bouse de vache (odeur qui fait toujours autant palpiter mon coeur), les petits veaux, les lapins. Le foie gras, le bon poulet, les haricots, les cèpes. Les près, les paysages qu'on connaît presque par coeur. Qui moi me font rêver. Qui moi me donne envie de tout lâcher, ou plutôt de tout commencer là-bas. L'endroit qui ne me fait même pas peur. L'endroit qui me fait frissonner. L'endroit dont on a vite fait le tour, mais que j'aime malgré tout. Et puis les gens bienveillants. Les gens qui ne changent pas. Chacun avec leur caractère. Leur vie, leur façon d'être qui ne change pas. On les retrouve inchangés. Ils sont bons.
L'étape Gers m'a fait du bien, même si elle était courte. J'aurais voulu aller sur le tracteur, ou aller dans les champs. Me balader et prendre le temps de faire des photos. Mais notre programme était fait, et surtout, notre temps était compté.
Lundi, nous avons été gaté. Un beau panier pour la semaine: 2mousses de porc et 2 patés faits maisons, confiture de pêches, confiture de figues, deux escalopes de veau de la maison, tomates du jardin, 1 foie fait par Josette, et une douzaine d'oeufs des poules de la ferme. Je crois que je n'ai rien oublié. Nous étions aussi allés acheter un cou farci, des gésiers au foie et des aiguillettes au foie.
Autant dire qu'on s'est régalé pendant une semaine.
On a beaucoup roulé. Enfin... il a surtout beaucoup conduit. J'ai eu assez peur. Là, quand on était en haut du col, la premiere fois. Qu'il commençait à faire un beau brouillard et que ce bon dieu de voyant s'allumait sans arrêt. Lire "la conduite peut etre endomagée lorsque le voyant est allumé" n'avait pas aidé à me mettre à l'aise. Petite route, tournants, vide, vache sur la route, brouillard.. Bref, nous sommes finalement arrivés à Cauterets. Il faisait beau, mais froid. Fin de journée. Nous avons trouvé un camping, parfait. Festival de musique? Sporto Kantès? Ah non, ils sont déjà passés... Caravan Palace?! On y va?! Même si on les revoit dans 1semaine? Ok.
C'était une chouette surprise. Voilà, notre premiere soirée. Américain du Caribou (si vous lisez ça, votre pain est bien trop gros!), discussion sur la vie près d'un parking, un lieu très romantique.. et puis concert. United Fools/Suuuperbe feu d'artifice des montagnes pour le 14 juillet/Caravan Palace. C'est vrai que ça devient un peu lassant à force. Retour au camping, douche. Je m'en rappelle bien de cette douche. Froiiiiide. Je hais les douches de camping où nos affaires finissent toujours par être mouillées...
Première nuit. J'ai eu froid. Tout ça pour lui laisser ma couette parce que môssieu n'avait pas de duvet... alors que SI! mais il était caché dans la voiture... hum hum. Passons. :)
Sale temps pour le deuxieme jour. Voiture. Gavarnie. Beau temps! Marmottes. Joli paysage. Lac. Repas: escalopes de veau. Eau qui refroidit dans le lac. Mousse de porc. Tomates. C'était parfait et très reposant. J'avait juste envie de faire pipi je crois. Le passage tremête des pieds dans l'eau était aussi un régal puis un supplice lorsque trop de froid commence à faire mal.
Mercredi je ne sais plus très bien. Mardi soir c'était Pouzac? Oui je crois. Le camping le plus cheap, mais en attendant celui où nous avons eu droit à une véritable douche chaude, et des affaires sèches en sortant. Mardi soir, c'est aussi le repas à côté du "donjon" de Labassère. En hauteur, un peu de soleil. Le foie avec la confiture de figues. Et puis... la fontaine sulfureuse de Labassère qui reste à ce jour un mystère. Mystère qui perdurera très certainement. Des panneaux et puis plus rien. On continue notre route. Un petit chemin, très peu rassurant, des arbres autour, la nuit qui tombe. Le chemin se divise en deux. Droite ou gauche? Pas d'indications. Droite. Un ruisseau sur notre droite qui borde la route... Un cul de sac en forme de petite placette et surtout une vieille maison peinte, volets fermés et abimés, et sur la porte des inscriptions. Un coeur et Laure écrit en majuscules en son centre, et un "Ayez pitié" plus bas. Demi tour!
Je pense que les frissons ont parcuru notre corps. A l'un comme à l'autre. On aurait dit un petit centr epour débile profond, un truc thermal qui fait flipper. Même si c'était assez petit. Et pas la moindre trace de fontaine sulfureuse. Rien, niette. Rien qui donne envie de sortir de la voiture pour s'aventurer sur le sentier indiqué par des petits panneaux de randos. Non!
Demi tour. Sur la route, il y a eu ce chien... assez grand, blanc. La bouche et les yeux comme dessinés au crayon khôl. Sensation d'orbites vides. Un chien maigre et fantomatique se ruant sur la voiture... Lui aussi il restera dans ma tête. Nous nous sommes donc dit que La fontaine resterait un mystère et que jamais nous ne reviendrions dans ce coin de fous. Bagnières/Pouzac/Labassère.
Je crois que j'ai un trou pour mercredi. Ah non, c'était le barrage. Cap de Long. Avec la chèvre morte dans l'eau.
Mercredi soir, c'était grosse arnaque. Camping hypra cher. Avec en plus une horaire pour rentrer, et soirée paella. Mais on a eu droit à un emplacement loin du bruit et grand. Ce soir là a préparé notre aventure du lendemain. Enfin aventure non, mais marche oui. Petite marche plate certes. Jeudi, c'était grotte de Niaux. Pfou. Et puis Vallée de Soulcem. Je regrette de ne pas avoir eu un grand angle à ce moment là.
Les vaches, les chevaux... l'herbe, l'eau, les ruisseaux... Le soir c'était Orlu. Plateau de Beille et ultime pique-nique.
Le lendemain nous sommes partis pour Ax. On a fait 15 fois le tour de la "ville" avant de se décider à manger sur le pouce et zouh aux bains!
Nous avons donc passé notre derniere aprem dans les bains d'Ax Les Thermes. Et c'était plutot fort agréable. Du moins, jusqu'à ce que ça devienne blindé de monde.
Le retour à la maison a été plutot tendu à cause des bon dieu de caravanes... mais soit.
Après cette folle semaine eh bien... eh bien je ne sais plus vraiment. Lui a repris ses entrainements. Moi j'ai fait ma vie.
Et puis en fait, quand j'y pense, ça ne fait que deux semaines que nous sommes rentrés. Nous avons passés nos deux derniers wkend en Ardèche. Surtout, nous avons passé nos deux dernieres semaines excités comme des puces à l'idée de faire des vides-greniers, brocantes... Acheter des vieux trucs. Euphorie, excitation, dépenses d'argent parfois irréfléchies...
Comme à mon habitude, je jongle entre deux villes. Perpignan/Montpellier. Et ça me plait pas mal.
Mais pour l'heure (je suis rentrée ce matin), je reste à la maison car je pars. Toute seule cette fois. Enfin sans lui. Je pars pour le mariage de mon cousin. A Boston. Je vais revenir peu chargée. Juste avec un nouvel appareil photo. Normalement. J'espère!
Après je ne sais pas... Mais le temps passe vite... L'été est passé vite.
J'ai mon stage de Septembre. Et tout ça aussi ça va aller vite vite.
Enfin bref, l'excitation brocante, ce sera pour une prochaine fois.
Ma soeur vient de quitter ma chambre apres essayé de récupérer un bracelet en corne que j'ai acheté chez Emmaüs l'autre soir.
Sinon, ma chambre est rangée, presque prête à accueillir les deux malles, les deux sulfateuses, et l'arrosoir... + tout le reste de merdier.
Youpi!
listenin to: Rien du tout à part le bruit des touches, et le son du ventilateur de l'ordi.
pics: Juste un fond vert, comme d'hab quand j'ai pas de nouvelles images.
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