06.06.2009

.Me Faltas.

En rentrant tard hier soir, je m'étais promis de me coucher tôt ce soir. Je me l'étais surtout rappelé ce matin en me réveillant avec beaucoup de difficulté. Les yeux qui brulent au réveil.
Et finalement ce soir je remets ça. Je m'étais aussi promis une vraie grass' mat demain (il est important de préciser le "vraie", c'est la grass' qui dure jusqu'à 12h, pas celle qui se termine à 10h...). Mais non. Demain en fin de matinée, ce sera essayage de maillot de bain, chez PCSSTMTM, comme d'hab.

Je viens donc de rentrer de la nuit.
Nous avons roulé avant de rentrer. Parce que pile au moment d'arriver à la maison j'ai pleuré. Pas comme ça pour rien. Nous discutions, mon frère et moi. Comme nous en avons l'habitude à chaque fois qu'on se voit, c'est la discussion voiture. On ne se regarde pas dans les yeux, donc on parle plus facilement. Nous parlions donc, et j'ai pleuré.
Au lieu de prendre à droite, il est allé tout droit pour prendre ces chemins que nous connaissons par coeur, et qui sont nos chemins de prédilection pour les longues discussions.
J'ai pleuré parce que comme d'habitude nous parlions de ce sujet délicat qui porte le prénom de Yn. A savoir, mon frere. Mais je n'ai pas pleuré pour lui. J'ai pleuré parce que je lui ai dit pour ma mère. Ce besoin que j'ai de la protéger, de me sentir la protéger, parce qu'elle est le seul pilier qu'il me reste. Celle dont j'ai besoin. Celle dont on a besoin dans les phases de régression où l'on a aussi besoin de se sentir protégé. En sécurité. Cette phase que je traverse en ce moment, et qui s'est manifestée depuis qques mois. Peut etre Paris. Je n'en sais rien. Quoi qu'il en soit, j'ai besoin d'etre protéger et de me sentir protéger et en sécurité. Ce qui n'est pas toujours le cas.
J'ai parlé de la vulnérabilité de ma mère, de sa fragilité. Surtout aujourd'hui. Où j'ai pleuré de la voir comme ça, aussi vulnérable alors qu'elle ne se confie pas. Jamais. J'ai eu mal pour elle, et j'avais envie de la prendre avec moi, de pleurer avec elle, de sucer mon pouce, la tête sur son épaule et ses bras autour de moi, j'avais envie de lui dire que c'est ok, elle va être heureuse. Mais non, pas vraiment.

Il a plu en début de soirée. Il a énormément plu, et en ce moment, il y a des éclairs énormes sur la côte. Pour en revenir (de la côte), je peux le dire, les éclairs étaient térrifiant et beaux à la fois, bien sur. Dans notre détour discussion, nous sommes passés par une route.
Une route en goudron très noir, une lune presque pleine et les plein phares. Au sol il y avait plein de points blanc d'une drôle de forme.
C'est après avoir fait demi tour pour revenir sur nos pas que j'ai tilté. Au début, je pensais qu'il s'agissait de petit cailloux blanc, comme on en met dans les allées.
Et puis lors du demi tour, j'ai analysé la forme et j'ai compris que c'était simplement des escargots qui sortaient avec la pluie. Il y en avait tellement! Je pensais vraiment qu'il s'agissait d'un camion revenant d'une carrière qui par endroit avait semé quelques cailloux.
Lors de notre second passage (on tourne en rond) j'ai imaginé une voie lactée. C'était drôle cet effet. Avec les phares, la route mouillée et sombre, les escargots blancs. C'était rigolo et plutot très joli. Et puis c'est l'occasion de rêver et d'imaginer.

Ce soir nous étions donc là bas, au Mirage. Pour revoir une cousine que pour ma part je n'ai pas revu depuis 12 ans.
Elle y travaille, et nous avons vu sa mère cet aprem midi, ce qui nous a donné envie de profiter de ce moment, de ce wkend, pour aller voir Ju. Elle est serveuse. Tout comme son copain qui travaille aussi là bas.
De les voir tous les deux m'a fait réaliser que tu me manques vraiment. Et que notre relation me manque. Tous les deux. Un peu de temps.
J'voudrais voir aussi, ce que ça pourrait donner. Si on avait un rythme de vie, chacun le sien, et à partager le soir.

Ce midi, allant chercher mon frere à la gare et me retrouvant parmi des personnes s'enlaçant, souriant, j'ai trouvé amusante l'idée que certaines personnes se retrouvent pour le bon temps, tandis que d'autres se retrouvent pour des évènements plus funestes.
Et ça m'a fait bizarre, parce que je me suis sentie différentes de tous ces gens pourtant venus chercher quelqu'un, comme moi.
Et puis ça a été une apres midi délicate. Je pensais que j'allais y arriver. Mais non, j'ai craqué. Enfin, je pouvais m'en douter.
Mais je suis contente pour elle. Même si maintenant, le problème de "qui à quoi" ,comme j'aime le dire, m'inquiète (pour ma mère, of course).

Je crois que maintenant je peux aller me coucher. Je ne voulais pas attendre demain pour raconter ma voie lactée et le reste du texte qui va autour.

listenin to: La Balade de Neus.

Commentaires

juste pour te dire... que j'ai trouvé ton texte là vachement bien (peut-être parce qu'il collait bizarrement avec la musique qui tournait à ce moment précis?) et que j'me suis faite tatouer les seins hier

Ecrit par : marjo | 09.06.2009

Là Marjo, puisque je ne vais jamais voir tes einss et que j'en ai pas vraiment envie, va au moins falloir que tu détailles en me disant ce que tu t'es faite tatouer, et sur quelle partie exactement... (disposition)
Tu peux même me faire un dessin...
Mais je suis déjà persuadée que tu t'es faite tatouer le prénom de Mael en Chinois, tellement c'est trop beauuu!

(soit dit en passant, c pas que j'aime pas les tatouages chinois mais bon... hum c'est vraiment pas du tout ce que je préfère, mais c ok pour ceux qui aiment...)

Ecrit par : zaz | 09.06.2009

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