05.10.2008

.Un samedi à Paris.

Je mange des raisins. J’attends ma mère. Enfin elle n’arrivera que dans une heure et demi peu près. Non rien de particulier. J’ai les cheveux mouillés.
Je viens de regarder les Poupées Russes. J’ai beaucoup aimé.

J’aime le rez de chaussée de mon immeuble. Il a la même odeur que le hall d’entrée de l’ancien appartement de mon cousin, à Boston. Aujourd’hui je marchais, et je me suis presque sentie là bas. Le froid, juste comme il faut. Pas de vent ni même de pluie. Je me sentais à la fois étrangère et familière. Comme si j’avais tout à découvrir mais qu’au fond de moi je connaissais déjà tout. En fait, mon quartier me donne l’impression d’être dans un petit village. Tu veux un bistrot ? il y en a à chaque coin de rue. Tu veux une pharmacie ? J’en ai une quasiment en face de chez moi. Tu veux le meilleur pain du quartier ? Il est à l’angle de ma rue ! Tu veux une laverie ? Sors sur le trottoir, et traverse. Tu aimerais des fruits et légumes frais ? Marche 2min, et tu arriveras dans la rue Mouff où les étalages se bousculent. Tu veux une bonne cote de bœuf ?un fromage qui pue ? Là encore, va dans la rue Mouff. Ah mais t’as peut être envie de manger un kebab, un petit plat grec, un asiat, intalien ? y’en a partout..Tu veux un petit coin de verdure ? Au bout de ma rue tu auras un petit square, ou trotte encore et tu arriveras au Jardin des Plantes, ou peut être préfères-tu les arènes de Lutèce ? Souhaites-tu te cultiver un peu ? Va donc au Panthéon, ou bien à l’Institut du Monde Arabe…
Tout à l’heure je suis sortie du Franprix, et il pour m’accompagner jusqu’au bas de la rue, il y avait un air d’accordéon. Je me suis presque vu dans un film. C’était agréable. Enfin par chance, il n’y a pas eu de pluie ajd. Il ne me manque qu’une chose. Et vraiment ce serait parfait, et je me verrais bien passer du temps ici. Profiter et partager.
Je pense que l’année de mes 2o ans va être un tournant pour moi. Dans les études. Dans le rythme de vie. Dans les découvertes. Je vais très probablement grandir. Changer. Evoluer. Encore un peu plus. Rencontrer de nouvelles personnes. Même si au fond de moi, je n’en attends qu’une.
Voilà, en fait je n’ai plus rien à dire, parce que je ne sais pas forcément ce que je vais écrire quand je suis là, même si j’ai envie de taper. Il me faudrait un enregistreur dans la tête. Pour retenir tout ce que je pense, au moment où ça m’arrive.
Je vais attendre, sans trop rien faire. Pas d’internet, c’est l’horreur.

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